La procédure de gestation pour autrui est autorisée en Géorgie depuis plus de 25 ans (depuis 1997). La réglementation législative de la gestation pour autrui et de la FIV en Géorgie est basée sur plusieurs actes normatifs, incluant la Loi "Sur les Soins de Santé" (Articles 141, 143, 144), la Loi "Sur les Actes Civils" (Article 30), la Loi "Sur le Statut Juridique des Étrangers et des Personnes apatrides" (Article 49 1), l'Ordre du Ministre de la Justice "Sur l'Enregistrement des Actes Civils" (Articles 16 et 19), la Loi "Sur les Droits des Patients" (Article 22), l'Ordre Conjugué des Ministres de la Justice et des Affaires Intérieures sur le départ de Géorgie des enfants nés suite à une FIV (gestation pour autrui), adopté le 4 avril 2016.
Chacun des actes mentionnés régule certains aspects de la gestation pour autrui et de la FIV en Géorgie:
1. La Loi "Sur les Soins de Santé" n° 1139 du 12.10.1997 (Articles 141, 143, 144) établit les principes généraux des procédures de FIV et de gestation pour autrui, y compris l'utilisation de gamètes et d'embryons donneurs, ainsi que les droits et obligations des participants au processus.
Article 141
L'insémination avec du sperme donneur est autorisée : a) En cas de stérilité, lorsqu'il existe un risque de transmission d'une maladie génétique du mari, ou pour la fécondation d'une femme célibataire, si le consentement écrit du couple sans enfant ou de la femme célibataire est obtenu. Lorsque l'enfant naît, le couple sans enfant ou la femme célibataire est considéré comme parent, d'où la responsabilité et l'autorité. Le donneur n'a aucun droit d'être reconnu comme le père (mère) de l'enfant né suite à la fécondation ;
Article 143
1. La fécondation in vitro est autorisée :
a) dans le but de traiter l'infertilité, ainsi que s'il existe un risque de transmission d'une maladie génétique de l'épouse ou du mari, en utilisant les gamètes ou embryons des époux ou d'un donneur, si le consentement écrit des époux est obtenu;
b) si la femme n'a pas d'utérus, en transférant et en faisant croître l'embryon résultant de la fécondation dans l'utérus d'une autre femme ("mère porteuse"). Le consentement écrit du couple est requis.
2. Si un enfant naît, le couple est considéré comme parents, donc a la responsabilité et l'autorité. Ni le donneur ni la mère porteuse n'ont le droit d'être reconnus comme les parents de l'enfant.
Article 144
Pour la réalisation de l'insémination artificielle, l'utilisation de cellules germinales masculines et féminines ou d'embryons conservés par congélation est permise. La durée de conservation doit être déterminée à la demande du couple, conformément à la procédure établie.
II. La Loi sur les Actes Civils n° 5562 du 20.12.2011 (Article 30) réglemente l'enregistrement de la naissance des enfants nés à la suite d'une FIV et de la gestation pour autrui, stipulant que l'enfant est reconnu comme l'enfant des parents intentionnels.
III. La Loi sur le Statut Juridique des Étrangers et des Personnes Apatrides n° 2045-II du 03.05.2014 (Article 491) contient des dispositions concernant les droits des étrangers à utiliser les technologies reproductives en Géorgie.
Article 49.
Départ d'un enfant né en Géorgie par fécondation in vitro (gestation pour autrui) de Géorgie
- Concernant la sortie de Géorgie d'un enfant né par fécondation in vitro (gestation pour autrui) :
Un enfant né en Géorgie par fécondation in vitro (gestation pour autrui) ne peut quitter la Géorgie que si les deux parents de l'enfant sont inscrits dans l'acte de naissance établi par l'Agence pour le Développement des Services Publics, une entité juridique de droit public agissant dans le domaine de l'administration du Ministère de la Justice de Géorgie. - Procédure de sortie de Géorgie pour un enfant né par fécondation in vitro (gestation pour autrui) :
La procédure de sortie de Géorgie d'un enfant né par fécondation in vitro (gestation pour autrui) est déterminée par un ordre conjoint du Ministre de la Justice de Géorgie et du Ministre de l'Intérieur de Géorgie.
IV. Détails sur les procédures d'enregistrement des naissances:
L'ordre du Ministre de la Justice "Sur l'approbation de la procédure d'enregistrement de l'état civil" n° 18 du 31.01.2012 (articles 16 et 19) détaille les procédures d'enregistrement des naissances, y compris celles des enfants issus de la gestation pour autrui.
Article 16. Enregistrement de la naissance sur la base d'un certificat émis par une institution médicale :
- Les données requises pour l'enregistrement de la naissance doivent être indiquées dans l'acte de naissance sur la base d'un certificat de naissance médical émis par un ordre conjoint du Ministre du Travail, de la Santé et de la Protection Sociale de Géorgie et du Ministre de la Justice de Géorgie.
- Si le certificat médical de naissance indique que l'enfant est né à la suite d'une fécondation in vitro, l'autorité d'enregistrement de l'état civil doit enregistrer la naissance après la soumission des documents nécessaires, mais au plus tard 7 jours calendaires après la soumission du certificat médical de naissance. Si les documents ne sont pas soumis dans le délai spécifié, l'enregistrement de la naissance sera effectué selon les règles générales.
Article 19. Enregistrement de la naissance d'un enfant né d'une fécondation in vitro :
- Pour enregistrer la naissance d'un enfant né d'une fécondation in vitro, l'organisme d'enregistrement de l'état civil doit être fourni, avec les documents stipulés par la législation de Géorgie, un certificat de fécondation in vitro délivré par une institution médicale immédiatement après l'implantation de l'embryon, ainsi qu'un contrat notarié signé avant la fécondation in vitro entre la femme qui a accouché et les parents génétiques, ou entre la femme qui a accouché, le père génétique, la personne devant être inscrite comme père de l'enfant sur l'acte de naissance (qui n'est pas le père génétique de l'enfant) et le donneur, ou entre la femme qui accouche, les époux et les donneurs.
- Les parents d'un enfant né d'une fécondation in vitro sont les parents génétiques, le père génétique (la mère) et la personne qui, sur la base d'un contrat, est inscrite comme père dans l'acte de naissance, ou un couple marié.
- Le donneur ou la "mère porteuse" ne peut pas être inscrit comme père (mère) de l'enfant dans l'acte de naissance de l'état civil de l'enfant.
- Lors de l'enregistrement de la naissance d'un enfant né d'une fécondation in vitro, en cas de non-soumission d'un contrat de gestation pour autrui, les parents de l'enfant ou une femme seule ne seront pas indiqués dans l'acte de naissance. Dans ce cas, le nom de famille et le prénom de l'enfant sont indiqués dans l'acte de naissance sur la base d'une demande des tuteurs et de l'autorité de tutelle et de curatelle.
V. Droits des participants à la FIV et à la gestation pour autrui
La Loi sur les Droits des Patients n° 283 du 05.05.2000 (Article 22) protège les droits des participants à la FIV et à la gestation pour autrui, y compris le droit au consentement éclairé.
Article 22:
- Un prérequis pour la fourniture de services médicaux est le consentement éclairé du patient, et dans le cas où il est impossible pour les mineurs de prendre des décisions éclairées, celui du parent ou représentant légal du patient. L'obtention du consentement éclairé doit précéder la fourniture de services médicaux.
- Un consentement éclairé écrit est requis pour la fourniture de services médicaux tels que la fécondation in vitro.
VI. Règles de sortie de Géorgie pour les enfants nés de FIV (gestation pour autrui)
L'Ordre Conjugué des Ministres de la Justice et de l'Intérieur sur la Sortie de Géorgie n° 4846, daté du 4 mars 2016, établit les règles pour la sortie de Géorgie des enfants nés à la suite de la FIV (gestation pour autrui), assurant la protection légale des droits de l'enfant et des parents intentionnels.
Exigences pour les mères porteuses en Géorgie
Les mères porteuses en Géorgie doivent répondre à certaines exigences, notamment avoir entre 21 et 35 ans, avoir eu au moins un accouchement réussi sans complications ni anomalies fœtales, ainsi qu'une santé physique et psychologique, aucun casier judiciaire pour un crime grave ou particulièrement grave, aucun antécédent de privation ou de restriction des droits parentaux dans le passé de la femme, aucune dépendance à l'alcool ou aux drogues, la capacité juridique et répondre aux exigences médicales pour les mères porteuses.
Accessibilité de la gestation pour autrui en Géorgie
En Géorgie, la gestation pour autrui est accessible aux couples hétérosexuels mariés pouvant fournir des preuves médicales de l'impossibilité d'avoir des enfants naturellement et une preuve légale de leur statut marital, ainsi qu'aux femmes célibataires pour des raisons médicales. La législation exige que les parents intentionnels soient mariés ou fournissent une preuve de cohabitation pendant une certaine période (mariage de fait de plus d'un an).
Reconnaissance des parents légaux après la naissance
Un couple marié ou une femme célibataire ayant recours à une mère porteuse sont reconnus comme les parents légaux de l'enfant immédiatement après la naissance. La loi n'exige pas l'adoption ultérieure de l'enfant par les parents intentionnels, et la donneuse ou la mère porteuse n'a aucun droit d'être reconnue comme parent de l'enfant. La mère porteuse n'a aucune prétention sur l'enfant car elle n'est pas génétiquement liée à l'enfant et accepte volontairement de participer au programme de gestation pour autrui. Même si un embryon est transféré dans l'utérus de la mère porteuse à partir d'un ovule ou de spermatozoïdes d'un donneur, plutôt que d'un couple infertile, les parents potentiels sont considérés comme les parents de l'enfant. Cela simplifie le processus de reconnaissance des droits parentaux pour les parents potentiels (Articles 141, 143 et 144 de la Loi de Géorgie "Sur les Soins de Santé").
Délivrance immédiate du Certificat de Naissance
Selon la législation géorgienne, le Certificat de Naissance est délivré immédiatement, en un jour après la naissance de l'enfant. Dans le certificat de naissance, les parents de l'enfant sont indiqués comme un couple ou une femme célibataire. Ainsi, le Certificat de Naissance d'un enfant issu d'une mère porteuse ne diffère pas du certificat de naissance émis lors de la naissance de tout autre enfant. Le consentement de la mère porteuse n'est pas requis pour enregistrer un couple infertile ou une femme célibataire comme parents.
Enregistrement d'un couple comme parents:
- Un accord de gestation pour autrui signé par les parents ou la femme célibataire, un certificat de transfert d'embryon dans l'utérus de la mère porteuse émis par la clinique de FIV et un certificat confirmant le fait de la naissance de l'enfant émis par l'hôpital de maternité sont nécessaires. Les parents étrangers (ou une femme célibataire) peuvent ramener l'enfant dans leur pays à tout moment après la délivrance du certificat de naissance.
- Le père et la mère d'un enfant né d'une gestation pour autrui sont reconnus comme les parents biologiques - un couple marié ou une femme célibataire qui, conformément à l'accord, ont fourni leur propre matériel génétique/de donneur.
Légalité de la gestation pour autrui en Géorgie
Ainsi, selon la législation, la gestation pour autrui est légale en Géorgie. Selon les actes normatifs, elle est autorisée pour les couples hétérosexuels légalement mariés, qui ont des indications médicales pour cette méthode et une femme célibataire. La gestation pour autrui est interdite pour les hommes célibataires ainsi que pour les couples de même sexe. La femme portant l'enfant n'a aucun lien biologique avec l'enfant. La fécondation a lieu dans des conditions de laboratoire. À cette fin, un ovule est prélevé chez la mère biologique/le donneur et le sperme chez le père biologique/le donneur. La mère porteuse ne peut pas être en même temps une donneuse d'ovocytes. De cette manière, l'exigence qu'il n'y ait aucun lien génétique entre la mère porteuse et l'enfant à porter est violée.
Accord de gestation pour autrui
La gestation pour autrui est réalisée sur la base d'un accord volontaire entre les parties, qui doit être notarié. L'accord de gestation pour autrui doit contenir tous les termes de coopération, droits, obligations des parties, compensation et dépenses, ainsi que le statut juridique de l'enfant. La mère porteuse n'a aucun droit sur le bébé qu'elle porte et donne naissance pour d'autres personnes. Elle ne peut prétendre rester en contact avec lui ou le faire revenir à elle. Elle n'a également aucune responsabilité pour le bébé une fois qu'il est né. Les parents biologiques ou une femme célibataire sont les seuls parents légaux et ont tous les droits, responsabilités pour son éducation, éducation.
Chef du département judiciaire du centre de maternité de substitution "Success"

